Cher JP,

 

Mercredi 6 février, l’enseignement du père Bentz nous a apporté des précisions sur les textes parfois ardus en Luc 16,1 à 17,10.

 

Tout d’abord, dans l’histoire de l’intendant avisé, le personnage ne vole pas son maître mais renonce à sa commission afin que les débiteurs de son maître lui soit redevable. Il crée ainsi un lien de dépendance entre son frère et lui, lien d’esclavage interdit par la Torah depuis que Dieu a libéré son peuple en Egypte.

Ainsi le terme de « malhonnête argent » renvoie à l’injustice que l’argent crée, chacun n’ayant pas exactement la même chose que son frère. Or, le peuple d’Israël est appelé à répandre la justice de Dieu. Cette révélation de la justice de Dieu n’est donc pas assurée lorsque les pharisiens s’appuient sur leur richesse pour juger leurs frères.

Ce récit nous invite par conséquent à nous interroger sur la manière dont nous gérons la richesse que nous possédons.

Le verset 13 souligne le contexte polémique de l’interprétation de la Torah par les Pharisiens et par Jésus. Face à une interprétation précise de la Loi par les premiers qui se borne parfois à un respect des apparences, le Christ rappelle que Dieu « connaît vos cœurs », Il ne juge pas selon les apparences.

 

Ensuite, intervient soudainement la question de l’indissolubilité du mariage. En fait, l’alliance de la femme et de l’homme dans le mariage renvoie à la fidélité de Dieu envers son peuple, quelles que soient les infidélités de celui-là. Dieu fait alliance avec ce peuple et par la Bonne Nouvelle, ne cesse de faire miséricorde envers lui.

 

Enfin, la seconde parabole du pauvre Lazare permet de souligner que le signe de la résurrection ne peut être compris sans la Loi et les Prophètes.

 

Il n’y aura pas de Dei Verbum mercredi en raison des Cendres. Nous nous retrouverons donc le 20 février pour échanger sur de jolies paraboles relatives à la prière, alors que Jésus est toujours en chemin vers Jérusalem (Luc 17,11 à 18,30).

 

Bon début de carême à tous !

Hélène

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