Chers JP,

 

Mercredi dernier, dans son enseignement, le Père Bentz a éclairé notre lecture de Luc 7,1-50 en nous renvoyant à de multiples autres passages de la Bible.

 

 

Dans un premier temps, la foule, importante, assiste à deux miracles qui illustrent chacun une béatitude différente.

 

Tout d'abord, Luc relate la guérison du serviteur du centurion romain.  En Matthieu 8,5-10, il est fait allusion à l'enfant du centurion. Le même terme désigne en effet le fils et le serviteur. Luc va plus loin en employant le mot "esclave".

La foi du centurion, foi d'un païen, n'est pas sans rappeler celle de la Cananéenne dont la fille était possédée (Matthieu 15, 21-28).

En cela le récit illustre la phrase "Heureux, vous les pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous" des Béatitudes.

 

Jésus ressuscite ensuite le fils unique de la veuve. La résurrection d'entre les morts est le signe par excellence que Jésus donnera. Ce miracle reprend "Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous rirez".

 

 

Dans un deuxième temps, Jean-Baptiste ou ses disciples se posent de multiples questions sur Jésus et sur son identité. Jean-Baptiste avait annoncé que viendrait quelqu'un de plus fort que lui (Luc 3,15-18).

La prédication du Christ le surprend peut-être, lui qui attendait le jugement de Dieu, et non pas sa miséricorde.

Jésus va répondre à ses interrogations par des signes repris d'Isaïe 35 : "Alors se dessilleront les yeux des aveugles , et les oreilles des sourds s'ouvriront. Alors le boiteux bondira comme un cerf, et la langue du muet criera sa joie."

Nous ne savons pas ce que Jean-Baptiste a pensé de ces signes. En revanche, Jésus, lui, va exprimer qui était Jean-Baptiste.

 

Les versets 29 et 30 préparent le récit du repas de Jésus avec le publicain (la femme pécheresse) et le pharisien (Simon).

 

Le verset 35: "Et la Sagesse a été justifiée par tous ses enfants" a suscité de multiples interrogations dans l'assistance. Selon les prêtres, le terme de Sagesse peut désigner Dieu le Père mais aussi Jésus dans sa nature divine. L'expression d'enfants englobe, quant-à-elle, Jean-Baptiste et Jésus (cette fois-ci dans sa nature humaine). Le terme "justifier" vient de justice, ajuster. Il est employé également au verset 29 et exprime l'idée selon laquelle les enfants ont reconnu Dieu dans ces guérisons. Le Seigneur est juste et quand il nous fait pleurer et quand il nous fait miséricorde.

En cela, un parallèle peut être fait avec le texte sur les temps de la Sagesse dans le livre de Qohélet (Ecclésiaste 3,1-11): "Il y a un moment pour tout et un temps pour toute chose sous le ciel. [...] Un temps pour pleurer, et un temps pour rire".

Les pharisiens, eux, n'ont pas pleuré sur leurs péchés mais se sont auto-justifiés. Ils ne peuvent donc pas se réjouir de la miséricorde de Dieu.

 

Mercredi prochain, nous sommes invités à partager sur Luc 8,1-56. Là encore Jésus enseigne, cette fois à ses apôtres, puis fait des miracles. Nous étudierons ainsi la parabole du semeur, expliquée par Jésus "himself"! Le Christ nous donne un véritable cours sur la façon de mettre en pratique l'Evangile, avant d'apaiser la tempête sur le lac, de guérir un démoniaque et de ressusciter une jeune fille...

 

Cela promet de nombreux questionnements dans nos échanges ainsi que, certainement, moult lumières apportées par l'enseignement du prêtre... 

 

Hélène

 

 

 

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